Sans froid, ni loin ...

Sans froid, ni loin ...
Quelques jours après la rencontre étoilée avec Carole Bouquet, une nouvelle entrevue avec une comédienne confirmée et appréciée, Véronique Jannot.

Cette fois, c'est proche de chez moi, trop peut-être, il n'y a pas d'appréhension comme à l'accoutumée. De même qu'à Pléneuf, il n'y a pas besoin de mettre en place un véritable plan épervier pour approcher la star, il suffit juste de monter au bar du casino après le spectacle.

Pas de froid dehors (ou quelques instants mais qu'est-ce à côté des heures d'attente de Pierre Richard ou de Nicolas Canteloup ?) et aucune attente insupportable à endurer. La comédienne arrive toute souriante, un peu trop pour être vrai d'ailleurs. Elle rétorque à un gentleman lui demandant une bise "c'est tout ce que je déteste, faire la bise à quelqu'un qu'on ne connaît pas, c'est sans intérêt !". Avouons que cela est assez vrai - et je n'ai d'ailleurs jamais fait de telle demande - mais le pauvre étant bien mal à l'aise après cette reflexion publique.

Quant à moi, je ne me souviens même plus qu'elle m'ait adressée la parole. Le genre de rencontre qu'on attend (Véronique Jannot est réputée très gentille) et puis, une fois passée, qu'on oublie aussitôt.

Masochiste ou espérant ? Le fait est que je ne garde pas un bon souvenir de cette rencontre. Aurait-il fallut galérer dans le froid et dans la nuit, courir comme un perdu, comme si ma survie dépendait de cette rencontre pour avoir cette - rare - illumination, cet instant qui vous fait l'impression d'une oasis dans le désert ? Ou étais-je simplement heureux ce jour là, bienveillant, l'esprit léger et apaisé et que je n'avais besoin de rien ni personne pour me redonner le sourire, et que de me rendre là, à attendre une star, ne pouvait rien m'apporter, sinon le désagrément ?

La curieuse quête de la raison de mes besoins de rencontres avec les stars est loin d'être élucidée mais peut-être avais-je trouvé, grâce à Véronique Jannot - et donc finalement cette rencontre était utile - quelques éléments de réponse ...
# Posté le dimanche 09 décembre 2007 08:20
Modifié le dimanche 09 décembre 2007 08:30

Pause Autographe

Pause Autographe
Véronique Jannot
Actrice et chanteuse française
Née le 7 mai 1957 à Annecy

Après une enfance des plus heureuses en Haute-Savoie, la jeune Véronique Jannot est inscrite par sa maman dans un annuaire de cinéma. Une réalisatrice s'interesse à elle et l'engage pour "Le jeune fabre". Quelques temps plus tard, elle n'hésite pas à arrêter l'école pour tourner à l'île Maurice "Paul et Virginie".

Elle va alors enchaîner des fictions à la télévision de 1975 à 1979, dont "Aurore et Victorien" ou "Les amours sous la révolution". Pierre Granier-Deferre l'invite aux studios de Boulogne pour faire des essais. La comédienne se retrouve face à ... Alain Delon. Elle jouera - brillament - à ses côtés dans "Le toubib".

Dans les années 80 elle tourne deux séries qui ne feront qu'accrôitre sa popularité : "Pause Café" dans un premier temps, où elle joue le rôle d'une assistance sociale. Puis "Joëlle Mazart" qui rencontre le même succès.

Elle tourne avec Gérard Lanvin dans "Tir groupé". Le réalisateur Samuel Fuller la repère et lui offre un rôle dans "Les voleurs de la nuit" qui n'obtient pas le succès escompté. L'année suivante elle interprète "Désir désir" avec Laurent Voulzy. D'autres experiences de ce type suivront.

Véronique Jannot est active au théâtre. On l'a vu notamment dans "Pleins feux" ou encore "Avis de tempête". Depuis elle a tournée une série à succès, "Docteur Claire Bellac" ainsi que la saga de l'été "Les secrets du Volcan".

C'est lors de sa venue à Pléneuf Val-André, pour la pièce "Avec deux ailes" que j'ai pu approcher cette dame très élégante.
# Posté le dimanche 09 décembre 2007 07:57

Rien que pour nos yeux !

Rien que pour nos yeux !
Carole Bouquet
Actrice française
Née le 18 août 1957 à Neuilly

Femme glacée au regard envoûtant ? Bombe sexuelle aux yeux revolvers ? Chacun se fait sa propre opinion de la grande actrice, la plus classe et la plus mystérieuse des actrices françaises, miss Carole Bouquet.

Son côté figé lui vient sûrement de son éducatrion stricte dans un lycée catholique. S'en suivent des études de philosophie puis des cours au Conservatoire d'Art Dramatique de Paris (d'où elle est renvoyée deux fois). Rapidement elle est remarquée par Bunuel qui l'a fait tourner dans un film au titre annonciateur : "Cet obscur objet du désir".

L'ascention est rapide, notamment grâce à Bertrand Blier. Le réalisateur la dirige dans "Buffet froid" mais surtout dans "Trop belle pour toi", prestation pour laquelle elle remporte un César. En 1981 elle est James Bond Girl de Roger Moore dans "Rien que pour vos yeux". Michel Blanc lui offre sa première comédie en 1993 dans "Grosse fatigue", quelques années avant de tourner sous la direction de son compagnon de l'époque, Gérard Depardieu, dans "Un pont entre deux rives".

Alternant drame et comédie on la découvre plus vraie que nature dans la peau de Lucie Aubrac sous la direction de Claude Berri aux côtés de Daniel Auteuil. 2001 est l'année des retrouvailles avec Michel Blanc pour "Embrassez qui vous voudrez". En 2003 elle campe un personnage pince sans rire, voir même drôlement inquiétant dans "Bienvenue chez les Rozes" avec notamment les prometteurs Jean Dujardin et Lorant Deutsch.

Depuis quelques années, elle s'investie dans des projets plus indépendants à l'image de "Aurore" avec François Berléand, "Les Hauts Murs", "Nordeste" sans toutefois négliger la comédie avec "Travaux" et "Les fautes d'orthographe".

Engagée dans la défense des plus déshérités, elle tourne en 2007 une comédie sociale qui s'en rapproche, "Si c'était lui" avec Marc Lavoine. En savoir plus sur la merveilleuse Carole Bouquet, visitez http://www.carolebouquet.on.ma

C'est lors d'une avant-première de ce film que j'ai eu l'immense chance d'approcher la grande actrice.
# Posté le vendredi 07 décembre 2007 11:19
Modifié le samedi 29 décembre 2007 10:27

Apparences, préjugés, froid et lumière dans la nuit ...

Apparences, préjugés, froid et lumière dans la nuit ...
Une belle rencontre était à prévoir avec la venue au multiplex de Saint-Brieuc de la grande actrice française Carole Bouquet. Assez rare en télé, au cinéma et en promotion, c'est donc un événement à ne pas rater.

Réputée froide et inaccessible, je décide de me préparer mentalement en me faisant des réserves de rires. Pour ce, je regarde la fameuse scène de Grosse Fatigue où elle déclare à un Michel Blanc troublé : Si tu savais comme j'en ai marre d'être une femme glacée, inaccessible. Moi je rêvais de garçons en sueur et de fête de l'huma, je rêvais qu'on me bouscule. A la télé on me prend en photo, on ne me bouscule pas. Oh Michel bouscule moi, manque moi de respect ! Qu'est-ce que j'ai de moins que Balasko putain ? Vas-y salaud, prends moi comme une ouvrière.

Le coeur léger et l'appareil photo rechargé j'arrive au cinéma où je retrouve ma complice Karine. Fort heureusement qu'elle est là, accompagnée de toute sa famille, car l'attente va être longue. Carole Bouquet est déjà arrivée et ne semble pas prête à descendre. Et quand elle s'y décide finalement, son staff nous pointe délicatement du doigt, d'un air de dire "Warning ! Chasseurs d'autographes !". Elle emprunte donc un chemin détourné pour se rendre dans la salle. Aïe ! L'image de femme froide et inaccessible se confirme, d'autant que la belle n'arbore pas le moindre sourire.

Un ouvreur au physique d'Hulk et à l'ouverture d'esprit aussi large qu'une route de campagne de centre Bretagne nous gratifie de ses pensées ô combien philosophiques et argumentées "Elle est fatiguée, elle signera pas ! Même nous elle ne veut pas me signer." On notera la qualité de la dernière phrase. Et que n'ais-je pas fait de rétorquer "Vous ne savez pas par où elle va sortir ?". Le poète me rétorque "T'es accro toi !". Mon désir aurait été de lui donner l'adresse de mon blog comme un préfet donne sa carte de visite à un gendarme débutant qui vient de le sanctionner pour excès de vitesse. Mais par pur mépris de son oeuvre, nous préferons sortir.

On apprend par la suite qu'elle est en train de signer et de faire des photos dans la salle. Point positif, c'est qu'elle ne doit pas être si inaccessible que ça. Et cela se confirme quand elle sort dans le hall. Après un petit sprint où je me révèle meilleur courreur que Karine, elle nous signe gentiment nos photos mais est vite entraînée à l'extérieur par son entourage.

Dehors je me dis qu'il est trop tard puisqu'elle est montée dans sa voiture. Je m'avance d'un pas léger en demandant au directeur du cinéma si il ne pourrait pas me prendre en photo avec la miss. Celui-ci accepte puisque Carole Bouquet a accepté aussi en souriant. Je monte donc dans la voiture, suivis de bien près par ma collègue chasseuse d'autographes. Ainsi donc dans le froid glacial, nous aurons pu réaliser notre souhait. Et au milieu de cette nuit sans espoirs, le flash de notre appareil photo aurait fait effet d'illumination céleste - ou de bonheur - dans l'obscurité de notre appréhension face à l'actrice, et de cette nuit de décembre. En somme un cadeau de noël avant l'heure ...
# Posté le vendredi 07 décembre 2007 11:12
Modifié le vendredi 07 décembre 2007 11:27

A quelques pas du soleil ...

A quelques pas du soleil ...
Musik Hall de Rennes, 22 novembre 2007. Huit semi-remorques, trois cars double étage, une centaine de techniciens, une trentaine d'agents de sécurité, des gendarmes en escorte. Johnny Hallyday est de passage en Bretagne ? Non, non mais c'est une toute autre grande star de la chanson française, Michel Sardou.

Et pour une fois je vais voir une star l'esprit léger : je suis sur que je n'aurai ni photo ni autographe. J'aurai le concert et c'est déjà énorme.

Alors oui on peut rire du fait qu'à 19 ans je sois fan de Michel Sardou, on peut éclater de rire à l'idée que je sois descendu devant la scène à la fin du concert pour espérer serrer la main du chanteur (et prendre quelques photos, dont celle-ci), et on peut carrément mourir de rire en pensant que j'ai fait le tour du Musik Hall pour esperer avoir un autographe et qu'on m'est dit "coco, ça fait un 1/4 d'heure qu'il est partit" (sur ce point, je suis le premier à en rire).

Mais il faut reconnaître que Michel Sardou m'accompagne depuis bien des années et que j'ai toujours apprécié tout ce qu'il faisait de nouveau. J'ai déjà été le voir en concert (à Bercy en 2001) et quand les jours ne sont pas à la félicité, quand mon esprit est sombre ou quand tout ce que j'entreprends ce révèle funeste, Michel Sardou vient à mon secours.

N'est-ce pas le rôle d'un artiste ? Ils n'ont pas d'intérêts ni aucune raison d'exister sinon pour nous changer l'esprit, nous faire retrouver le sourire. Un film, une pièce de théâtre ou ici en l'occurence une chanson peut l'espace de quelques minutes, quelques instants vous faire tout oublier, vous faire revenir dans un monde qu'on s'imagine parfait. Un chanteur peut devenir à tout instant une éclaircie dans la grisaille.

Et ce soir là, j'étais à quelques pas du soleil ...
# Posté le vendredi 23 novembre 2007 11:53