C'est donc un jeudi - et je crois l'avoir déjà signalé plus avant, c'est un jour que je déteste - que je me suis rendu un peu dépité vers Dinan. Dépité par les semaines qui passent, des cours inintéressants et parce que je suis seul. Les habitués de ce blog savent que Karine m'accompagne bien souvent. Seul dans un grand hall vide, parallèle cruel avec les rires que j'entends dans la salle.
Le spectacle terminé les gens s'en retournent heureux visiblement à leurs occupations et nous ne restons qu'une poignée d'admirateurs à patienter pour obtenir un autographe. Un gentleman nous informe que Julie Ferrier va descendre sous peu, mais qu'elle regarde pour confirmer leur diffusion les sketches qui passeront le lendemain soir sur France2 à 19h50. La panique - s'il en fut - de ne pas voir la star, s'échappe donc.
Et voilà Julie qui débarque tous feu tout flamme, vêtue d'un grand peignoir rouge et d'une curieuse paire de chaussons, en nous criant un grand "Oyé Oyé bonnes gens !". Le ton est donné. Elle s'installe au comptoir et commence à signer tout en discutant. Rebelle devant l'éternel, elle s'allume même une cigarette (dans un lieu public !). Et quand vient mon tour, elle arbore un grand sourire avant de lâcher un "Ouah génial !" devant la photo que je lui présente (il convient évidemment de rappeler que j'étais le seul à avoir une photo).
Dédicace sympa, discussion sur Internet (dans laquelle elle me confie n'avoir jamais mis les pieds sur son myspace) puis vient le temps de la photo. Une de plein pied (que je vous présente ici, où l'on me voit évidemment très à l'aise) où elle me surprend en me plaquant sa main droite à un endroit que ma pudeur de gentilhomme m'empêche de vous dévoiler. Je passe donc à mon tour ma main derrière son dos, sans toutefois descendre aussi bas qu'elle. Puis une seconde photo, plus rapprochée, où nous nous mettons dos à dos dans une chorégraphie digne des plus grands James Bond ...
Déprimé en partant ? Vous imaginez bien que non ... La belle Julie a fait son métier, me redonner le sourire. Le rôle d'une personnalité, et peut-être la recherche de ceux qui s'impatientent des heures à les attendre. C'est une fois de plus à cette interrogation que j'essaye de répondre en rentrant chez moi. Mais pour une fois, le sourire et la motivation retrouvés, je n'y passe guère de temps et déjà j'entends les premières notes de Beethoven et de son ... hymne à la joie ...
